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7. Petits et grands changements

La coupure de testostérone et l’ajout d’oestrogène viennent ensemble complètement bouleverser le corps de ma Florence. Je suis heureuse pour elle que tous ces changements tant souhaités s’opèrent enfin. Voici un petit aperçu de ce que cela représente.

La peau

C’est arrivé soudainement : elle s’est réveillée un matin et sa peau était plus soyeuse. Ce fut un des premiers changements, une peau toute douce, toute rose, comme toute neuve. Florence resplendit, vraiment. Toutes les femmes en sont jalouses. Adieu la peau d’homme, celle qui est un peu plus rêche, qui est telle que l’on sait qu’on caresse un homme.

Les poils

J’aimais Frédéric et son corps d’homme. Ses cuisses puissantes, ses fesses bien rondes, son ventre, son torse poilus. Même les poils du dos! J’aimais le respirer, l’humer. J’aimais cette fourrure qui me chatouillait les narines. Eh bien, c’en est terminé. Florence s’épile, bien sûr, mais les hormones font aussi que ses poils repoussent très lentement et beaucoup plus fins. Adieu, pelage viril.

L’odeur

Là où j’ai eu le plus grand choc, c’est lorsque sa peau a perdu son odeur. Je me suis réveillée en pleine nuit, blottie contre son dos en pleurant. Je le cherchais, il était dans mes bras, mais ce n’était plus la même personne. On ne m’avait pas prévenue que son odeur corporelle allait disparaître soudainement. Je ne le savais pas, je n’ai pas pu l’anticiper, m’en rassasier, m’en saouler avant de la perdre. Quelle mauvaise surprise. Je l’ai très mal vécu, j’ai été en colère, et je suis encore prise d’une profonde tristesse lorsque j’en parle. C’est ici un vrai deuil pour moi.

L’odeur de Frédéric, c’était celle de l’amour, c’était ma maison, c’était mon bien-être lorsque je me blottissais à ses côtés. Florence n’aurait pas la même odeur, apparemment. En fait, Florence n’a pas vraiment d’odeur. Elle sent le bébé, elle sent le neuf et, six mois plus tard, je n’y ai pas encore formé d’attachement. Je reste confiante, cela viendra et je vous promets d’y revenir lorsque ce sera le cas.

La masse

Les hormones font leur travail et, aidées d’un grand soin apporté à son alimentation, Florence a perdu du poids. Beaucoup de poids. En six mois, ce sont près de 60 lbs qui se sont envolées. La perte de poids n’est pas que de la masse grasse, puisque les hormones occasionnent une féminisation de la silhouette. Cela signifie une réduction importante de la masse musculaire, et une redistribution des graisses des endroits typiquement masculins (ventre) vers les endroits typiquement féminins (seins, fesses, cuisses, notamment).

C’est un changement global qui s’opère lentement mais qui, à six mois, est déjà apparent : les biceps ont fondu, les épaules et le dos se sont affinés, le cou aussi. Les muscles des cuisses ont fondu. La poitrine naissante se dessine. C’en est fait de mon nounours d’amour large, fort, imposant. C’est mon oursonne qui prend forme.

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