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Articles de la catégorie ‘Les débuts’

Entretien avec Florence (1re partie)

tilt shift photography of microphone

Photo by Erkan Utu on Pexels.com

Il y a quelque temps déjà que je voulais faire un entretien avec Florence. Vous avez toute cette histoire de transition de mon point de vue, mais il vous manque l’autre côté de la médaille. J’ai donc préparé quelques questions pour Florence afin qu’elle se révèle un peu mais aussi pour équilibrer mes billets, vous donner (et me donner) du contexte. Voici la transcription de cet entretien en deux parties. Lire la Suite

Danser et magasiner

J’ai mis du temps à pondre un nouveau billet. J’ai mis du temps parce qu’une rechute de dépression assez sévère s’est pointée sans invitation et sans que j’aie pu l’anticiper. Elle m’a frappée de plein fouet. Un jour j’étais bien, le lendemain sur une pente descendante. Quelques jours plus tard, j’avais atteint le fond : découragement, épuisement, idées noires, pensées suicidaires en prime. Lire la Suite

3. Sa vision de la femme?

Un couple fort passe à travers les tempêtes. Un couple fort affronte les épreuves ensemble. Un couple fort relève les défis de la vie. Celui-ci est hors catégorie.

Je vous ai révélé plus tôt que mon mari aimait parfois prétendre être une femme. Il se transformait périodiquement en une version de la femme tout BDSM, et nous entreprenions alors des jeux de chambre pour une période donnée. Ces jeux de chambre nous menaient à toutes sortes de choses plus déglinguées les unes que les autres. Sans aller dans les détails de chacun des événements, sachez que nous avons joué tour à tour tous les rôles imaginables in inimaginables. Bref, depuis les tous débuts de notre relation amoureuse, pour moi, la féminité de mon mari n’en était pas réellement une. C’était un fantasme sexuel tout avoué qui tournait systématiquement autour de la femme soumise et de la pute.

Voilà donc qu’en janvier dernier (2018), mon mari m’annonce qu’il considère sérieusement l’idée d’effectuer une transition d’homme à femme et qu’il entreprend illico une démarche avec une psychologue spécialisée en la matière. Je l’avoue, je ne l’ai pas cru tout de suite ; j’ai par contre pensé que cette fois, ça allait trop loin. L’idée de la femme Roxanne que je connais n’a rien, mais alors là rien à voir avec être une femme. Je dirais même qu’il s’agit là de concepts diamétralement opposés, voire irréconciliables. On n’est pas une femme parce qu’on porte du maquillage et du parfum, qu’on porte un soutien gorge et des talons hauts et qu’on se fait prendre en levrette. C’est dénigrant et réducteur.

Mais voilà, c’était décidé, c’était ce qu’il avait toujours voulu et j’avoue que je me l’expliquais alors difficilement. C’était un jeu de chambre mais finalement non? Quelle satisfaction pouvait-il y avoir à être Roxanne? Pourquoi avoir toujours abordé la chose en mode BDSM, et surtout avec autant de scénarios délibérément humiliants?

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2. Travestisme?

J’ai rapidement su que mon mari aimait prétendre être une femme. Je n’avais pas envisagé la fantaisie avant mais elle m’a rapidement plu, particulièrement dû au contraste avec l’homme puissant et imposant qu’il était. C’est devenu un jeu partagé qui a débordé de la chambre à quelques occasions mais dont la sexualité avait toujours été le fil conducteur. Sous forme d’épisodes généralement entrecoupés de quelques mois, mon mari s’épilait entièrement le corps, se maquillait, coiffait sa perruque et enfilait des dessous féminins ; il devenait Roxanne. En soi, cela peut sembler peu attirant, voire ridicule, mais pour lui c’était extrêmement stimulant et synonyme de soumission dans son sens le plus BDSM.

C’est environ neuf mois après que nous nous soyons installés ensemble, après un épisode de Roxanne particulièrement intense, que j’ai suggéré à Frédéric de consulter un psychologue spécialisé en la matière, histoire de lever le voile sur ce qui se cachait réellement derrière ce jeu. Il a tout de suite été ouvert à l’idée. En y repensant, je ne sais plus mettre le doigt sur ce qui m’avait poussé à faire cette recommandation à l’époque, mais je me dis que j’avais un peu un sixième sens.

Les consultations ont mené à quelques échanges intéressants mais, après trois ou quatre séances, Frédéric a décidé d’y mettre un terme. Selon ses dires, le sujet était clos : c’était un jeu de chambre. J’avoue que, sur le coup, cela m’a rassurée. Ce n’est que tout récemment qu’il m’a avoué que c’était loin d’être clos, qu’il savait que sa démarche allait le mener exactement là où il en est aujourd’hui, c’est-à-dire en pleine transition, mais qu’il n’était pas prêt. Ni à l’entendre, ni à le vivre.

La vie fait bien les choses. Elle a d’ailleurs suivi son cours et nous nous retrouvons un peu plus de quatre ans plus tard, au moment de ce blogue.

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1. L’amour, le vrai

Nous sommes un jeune couple… dans la quarantaine. Jeune couple car nous sommes un couple depuis un peu plus de cinq ans seulement au moment d’écrire ces lignes (depuis mars 2013). Très amoureux, très proches, très heureux—du genre auquel on aspire dans ses meilleurs rêves.

Arrivés presque en même temps à la banque, c’est là que j’ai connu Frédéric. Un vent de fraîcheur, une bouffée d’air d’été, tiède, fleuri et sucré. Semi-geek imposant, brillant, plein d’assurance et avec un excellent sens de l’humour, j’ai été conquise immédiatement—étant moi-même semi-geek, brillante, pleine d’assurance (presque) et avec un excellent sens de l’humour. Nous avons mis un an à travailler plus étroitement ensemble, et quatre mois plus tard, il n’en fallait pas plus pour que nous quittions nos conjoints respectifs.

Nous nous sommes découverts rapidement et intensément, tellement nous avions soif l’un de l’autre. Nous avons débuté ensemble une nouvelle vie douce, calme, facile. À trente-six ans, je réalisais enfin le vrai bonheur d’être deux. Nous, envers et contre tout et tous, complètement en phase. La vie a mis sur notre chemin toutes sortes de défis mais nous restons soudés. Des semaines, des mois sans même un désaccord? Je vous confirme que c’est possible.

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